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Même audition feuillet n° 2
« « « « Je dois vous dire également qu’une autre personne extérieure à l’atelier d’ANNET SUR MARNE réalisait des œuvres « vasaréliennes » ; il s’agissait de Monsieur ALLART. Il travaillait dans un atelier parisien me semble-t-il, il amenait les toiles, les faisait signer par le maître puis photographier par madame DESAILLY et enfin les œuvres étaient stockées dans la réserve. ALLART était au même régime que nous c’est-à-dire qu’il travaillait à la commande du Maître.------------------------------
« « « « Je vous précise que seul le Maître nous commandait le travail ; ni YVARAL son fils où l’épouse de ce dernier Michèle VASARELY ne nous ont commandé des travaux.----------------------------------
Même audition feuillet n° 3
« « « « Du temps où Mme VASARELY Claire était vivante, elle venait de temps à autre dans l’atelier. Je dois vous dire que je travaillais avec Monsieur TZAPOFF dans l’atelier au rez-de-chaussée et au-dessus de l’atelier se trouvait une salle d’exposition, un bureau, une salle de bains et une cuisine et la réserve était située sur pilotis avec un seul accès au premier étage. Dans le bureau du dessus, il n’y avait que Mme TELESINSKI.-----------------------------
SI : - Maître VASARELY ne venait qu’une fois par mois environ à l’atelier pour signer les œuvres ; le reste du temps il restait à son appartement. La plupart du temps c’est qui allait le chercher en voiture pour lui faire faire les cinquante mètres qui séparent son domicile de l’atelier. Il souffrait beaucoup des jambes même avant la mort de sa femme.-------------------------------------------
Auditiion de François TZAPOFF – Procès-verbal n° 1265/92 – Pièce n° 12 – Feuillet n° 3 . 1er décembre 1992.
SI : Le MUNKA était le registre des œuvres en cours de réalisation, mais il y avait un peu de confusion car certaines œuvres étaient réalisées par son fils et ne figuraient pas sur le MUNKA car il ne le voulait pas. Les œuvres étaient ensuite signées par Victor VASARELY, autant donner de la valeur à l’œuvre, mais tout cela je ne le voyais pas et ne le contrôlais pas. Personnellement je n’étais pas là pour contrôler mais pour faire marcher la production.-------------------
SI : J’ai travaillé avec VASARELY Victor sur recommandation de mon professeur des Arts Appliqués à PARIS lorsque VASARELY a eu besoin d’un assistant. J’étais dans cette même école en même temps que son fils Jean-Pierre, dit YVARAL, avec lequel je n’étais du reste pas ami.-------------------
Pendant toute ma période de travail chez VASARELY je n’ai absolument pas lié avec YVARAL. J’ai toujours su que VASARELY donnait des tableaux à exécuter à son fils ou que celui-ci peignait pour lui.------------------------------------
--- Il faut savoir qu’il y a eu une très grosse production.----------------------------
--- A mon départ, approximativement, nous étions rendu dans les quatre mille œuvres en moyen format, en grand format environ mille cinq cent, sans compter les œuvres numérotées différemment parce qu’antérieures. Les grands formats portaient la mention P (Peinture) et c’étaient des peintures supérieures à un mètre carré. Tout, y compris la production d’YVARAL, était répertorié ainsi, mais je dois dire qu’il y a une grande confusion dans tout cela. Il aurait été trop simple de faire enregistrer chaque œuvre au fur et à mesure. Il est à croire que la situation a été créée volontairement pour échapper au contrôle, des œuvres ayant été achetées et vendues de manière non officielle ou en espèces. En plus il y a des gens qui ne sont pas très rationnels. En plus des tableaux ont été donnés à des gens qui pouvaient le servir ou lui être utiles, ou tout simplement parce qu’il voulait faire un cadeau, alors là aussi cela lui permettait d’échapper au contrôle de sa femme par exemple. Elle avait ses têtes.---------------------------------------------
--- Le décès de Claire VASARELY est survenu en novembre 1990, immédiatement après sa mort, je suis arrivé un matin dans mon atelier et je me sui aperçu que mon fichier avait disparu, une grande quantité de toiles se trouvant dans un local annexe avait aussi disparu, et la serrure de sécurité de la porte de la réserve à laquelle j’avais accès auparavant, avait été changée. De ce fait je n’ai jamais plus accédé à ce local et n’ai exercé aucun contrôle sur les toiles s’y trouvant. Il y avait environ une trentaine de toiles dans mon atelier et plus de cent œuvres dans la réserve. Je suis plus évasif sur ce qui se trouvait à son domicile, mais il avait pas mal de tableaux.---------------------------------------
Même audition feuillet n°4
Après le décès au domicile tout a disparu et je n’ai jamais plus revu le grand registre, ni autre chose. De plus par les gens de maison j’ai su combien de choses avaient pu être emportées et notamment par la belle-fille. Mais depuis deux ans avant la mort de Claire, car comme elle était malade, elle ne veillait plus aussi jalousement sur les œuvres. Il n’en partait pas beaucoup de cette manière. A sa maladie beaucoup d’œuvres disparaissaient en dehors de notre présence et notamment une fois j’avais été accusé de vol par eux-mêmes, mais de manière sournoise, j’étais soupçonné avec Didier DENOUAL. En fait c’était le petit ils qui les avait pris et les a ramené discrètement un matin, devant la tournure prise par les évènements.
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